Il est de tradition que le marié arrive seul à la mairie dans le véhicule du marié qui deviendra celui des mariés pour la journée du mariage et que la mariée arrive seule avec un autre véhicule.
Qu’allons nous prendre comme voiture principale ?
Notre Picasso bleue de l’époque, non.
La Ford focus noire des parents de Val, non.
L’Opel Corsa noire de mes parents, non.
Une limousine, non, pas le budget et ne colle pas à l’esprit de notre mariage.
Une calèche, ça aurait sympa mais vu le long trajet entre la mairie et le lieu de cérémonie/vin d’honneur/soirée, ce n’est pas possible.
Tonton Thierry se propose, comme ils vont louer une voiture à l’aéroport, de louer une belle voiture et que nous prenions celle-ci le jour J.
Le papa de Buck, qui habite dans le Gers et qui est collectionneur de voitures, nous propose de nous prêter une voiture ancienne. Le souci est la logistique pour remonter l’une d’entre elles jusqu’à Douai.
Organisation pour le véhicule principal
Pour le véhicule principal, nous avions pensé à la Renault 16 du grand-père maternel de Valentin.
C’est une voiture ancienne, mais pas non plus très ancienne, pas moche mais pas non plus avec le cachet d’une porche ou d’une 4L.
Elle n’a pas la valeur des véhicules de luxe ou des véhicules de collection. Si nous avons pensé à la R16, c’était plutôt pour des raisons sentimentales. Elle évoque des souvenirs à Valentin et à sa famille. De mon côté, ça me faisait plaisir que Val soit content d’avoir la voiture de son grand-père à notre mariage.
Bref, la décision était prise, la voiture de notre cortège de mariage serait la Renault 16 de Roger alias le Papé de Valentin.
Maintenant, il fallait organiser cela. Et cela n’a pas été une mince affaire !
La Renault 16 est chez Jean-Jacques, un cousin de Jocelyne, la maman de Valentin. Or, le véhicule n’a pas roulé depuis un certain moment, il y a des réparations à effectuer et il faut mettre à jour la carte grise.
Cela a été très compliqué et assez long. On se demandait si la voiture serait opérationnelle à temps et plus le temps passait, plus le date du mariage se rapprochait et plus il serait difficile avec le temps restant de louer une voiture qui sort de l’ordinaire pour le jour J.
Heureusement, les points mécaniques et administratifs ont pu être réglés.
Mais apparaissait un autre problème : comment la Renault 16 allait se rendre d’Ecouis à Douai ?
Jean-Jacques et sa femme Annick pouvaient monter dans le Nord avec ? Non, ils montent en camping-car pour dormir dedans les nuits du mariage.
Les parents de Val ? Non, Jocelyne ne conduit pas et Bernard et Jocelyne ne pourront pas se séparer pour prendre chacun un véhicule.
Béa ? Non, enceinte et Buck ne venant pas à notre mariage, elle fait le trajet avec Tata Catherine.
Nous, au passage en montant de Lyon ? Non, je suis en conduite accompagnée et Val et moi ne pouvons donc pas nous séparer pour prendre chacun un véhicule.
Nous avons tout de même finalement trouvé une solution. C’est Val et ma Maman qui sont partis en Picasso de Douai à Ecouis et Maman qui a remonté la Picasso et Val la Renault 16 de Ecouis à Douai.
Ayant déjà beaucoup à faire pour la déco des autres éléments du mariage, j’ai laissé Val gérer la décoration de la voiture.
Résultat, la décoration de la voiture était des plus simplistes 😄. Nous avions pourtant tout le tulle nécessaire en prune qui aurait fait du plus bel effet sur cette voiture claire…

Heureusement, j’avais tout de même acheté un feutre violet pour vitre de voiture pour que soit écrit « Vive les mariés » sur la vitre arrière de la Renault 16 juste après la cérémonie civile.

Organisation pour le véhicule d’arrivée de la future mariée
Nous nous étions posé la même question s’agissant du véhicule de la mariée.
Que prenons nous ?
Un ami de Maman lui avait proposé de nous prêter aimablement une belle voiture. Comme on dit l’occasion fait le larron. Le choix s’était donc porté sur ce véhicule.
Quelques jours avant le mariage, alors que j’appelle le propriétaire dudit véhicule pour l’organisation, celui-ci indique qu’il y aura des frais à régler.
Dans la mesure où ce n’était pas prévu, que j’ai trouvé l’attitude cavalière et que c’était uniquement pour faire quelques mètres du domicile de mes parents à la mairie, j’ai décliné la proposition modifiée.
J’ai alors imaginé le cortège pédestre.
L’arrivée à la mairie le jour J
Je n’ai pas assisté à l’arrivée de Val dans la Renault 16 mais j’imagine que cela a été émouvant pour sa famille reconnaissant la voiture de son grand-père maternel. (N’hésitez pas à ajouter un commentaire pour témoigner de ce moment).
Ils ont d’ailleurs demandé une photo devant le véhicule au photographe.

Quant à mon arrivée, je ne regrette pas d’avoir choisi le cortège pédestre.
C’était, à mon sens, plus original, plus sympa et, surtout mettait en valeur les parents, les témoins et les demoiselles et garçons d’honneur.
J’ai beaucoup aimé faire ce trajet.
Être avec Papa en tête de cortège, les premiers vrais pas en robe de mariée, les témoins, demoiselles et garçons d’honneur deux par deux, le regard des passants devant notre défilé, la surprise dans le regard des invités à notre arrivée dans la cour de la mairie…



Le seul point noir au final est le vent qui a fait s’envoler mon voile (malgré la pince-peigne censée le retenir dans ma chevelure, heureusement habilement récupéré par Béa) et que j’ai complètement oublié de remettre pour que Val me le soulève traditionnellement après l’échange des consentements.
Ce n’est pas grave. C’est que nous ne devions pas le faire ainsi. Ainsi, je n’ai pas pu cacher mon émotion derrière mon voile 😉.
La route en Renault 16
Après la cérémonie civile et quelques photos, j’ai donc rejoint mon mari dans la Renault 16.
Jean-Jacques était notre chauffeur et Béatrice, la sœur et témoin de Valentin, a tenu à faire le trajet avec nous à la place passager.


Après une heure de route à travers les beaux paysages du Pas-de-Calais, nous sommes arrivés à Frévent pour la suite des festivités.
