Les chaussures de la mariée

Le choix

Pour la prise de mesure définitive de la robe de mariée, il me fallait mes chaussures.

En effet, de la hauteur des talons, dépendrait où couper la longueur de ma robe.

Je savais qu’on ne les verrait que peu mais je voulais quand même qu’elles soient sympa.

1ère contrainte : la couleur blanche

J’avais choisi une robe blanche et non pas ivoire.

J’avais envisagé des chaussures de couleur prune pour amener un peu de pep’s à la tenue. C’est à la mode d’apporter une touche d’originalité par les pieds en portant des converses ou du coloré.

Mais j’ai voulu rester traditionnelle et prendre des chaussures blanches.

2ème contrainte : les talons

Je m’améliore actuellement, petit à petit, notamment du fait de ma profession s’agissant du port de talons mais en septembre en 2015/2016, ce n’était pas encore bien ça.
Je ne voulais/pouvais pas mettre d’escarpins vertigineux.
La journée allait être longue.
Mais je ne voulais pas non plus être en chaussures plates.

Il me fallait donc trouver des talons mais pas trop hauts.

3ème contrainte : une paire de chaussures que je pourrai remettre

Je ne voulais pas acheter des chaussures tellement extravagantes, ou tellement inconfortables que je ne les remettrai jamais.
Il fallait donc à la fois qu’elle aient ce truc exceptionnel qui fait qu’elles sont des chaussures de mariage et qu’elles soient relativement classiques pour oser les porter au quotidien.
Sacré challenge.

4ème contrainte : qu’elles aillent avec ma robe

Bien évidemment, les chaussures doivent se marier avec la robe.
Car soit elles doivent trancher complètement pour un look original et assumé, soit elle doivent correspondre à la robe et être dans le même style.

5ème contrainte : qu’elles n’aient pas de bride

Je ne fais pas partie des femmes les plus petites, mais je ne suis pas très grande. Et je ne perds pas ma hauteur sur mon buste, mais plutôt sur mes jambes.
Pour ma morphologie, il est conseillé, pour donner l’impression de jambes allongées, de ne pas couper la jambe à la cheville avec une bride car ça casse la longueur. A contrario, une chaussure sans bride et à talon, donne une impression de jambe plus longue.
J’ai donc banni les chaussures avec bride.

Et il va sans dire que la 6ème contrainte est qu’elles me plaisent.

Déborah m’a présenté un site super : on conçoit soi-même ses chaussures. Talons, couleurs etc. Mais la paire de chaussure résultante était bien au-dessus de notre budget.

Et bien, à force de recherches sur les blog, Pinterest, différents sites internet de chaussures et divers magasins, j’ai fini par trouver chaussure à mon pied ! (oui, il fallait la faire celle-là^^).

C’est l’enseigne franchisée San Marina qui détenait mon bonheur.
J’ai trouvé des escarpins (pas de bride OK), blancs (couleur OK), à talons moyen (talons OK).
La paire était assez simple et je pourrai donc la remettre, notamment au cabinet (pouvoir les remettre OK).

En plus, elles étaient ouverte sur le côté intérieur du pied et c’est un détail que j’aime beaucoup sur les chaussures.

Et quand au fait d’aller avec ma robe, je ne pouvais rêver mieux.
En effet, le bas de ma robe est fait d’un jeu de volants, non pas seulement par tissus superposés mais par un savant système de pliages qui donne des lignes.
Or, la paire de chaussures que j’ai repérée comporte exactement des lignes qui se superposent à la manière des volants de ma robe.
Je les adore déjà !

J’en prends donc une paire et les essaye.
La taille 37 me va trop grand. Je peux quasi passer un doigt entre mon talon d’Achille et l’arrière de la chaussure.
Et bien sûr, plus de taille 36…

Nous sommes en juillet 2015. C’est l’ancienne collection, c’est la période des soldes…

Je regarde alors sur le site internet national de la marque et cherche le modèle en question.
Waouh ! Il en reste en stock. Une paire !
Il n’y a pas, il faut qu’elle soit pour moi ! Ni une, ni deux, je la commande.

Je suis allée les retirer ensuite dans un magasin San Marina.

Je les adorais et marchais relativement correctement avec.

J’ai fais quelques essais à l’appartement à des heures raisonnables pour ne pas importuner les voisins.

Les chaussures de rechange

Certaines mariées prévoient des chaussures de rechange pour la soirée : quitter les talons pour des chaussures plus confortables.

Je me suis dit que c’était une bonne idée et que c’est à ce moment là que je pourrais mettre des chaussures de couleur.

J’ai donc cherché des ballerines prune. Dans la mesure où c’est plutôt une couleur d’automne et que nous étions en printemps/été, j’ai beaucoup galéré.

Je n’ai fini par trouver qu’une paire sur un site dont la clientèle cible est plutôt âgée.
Résultat : elles sont hyper confortables, prune mais ont un petit style mamie pas très tendance.
Mais je me suis dis, en cas de maux de pieds, ma soirée unique de mariage ne s’arrêtera pas pour ça. Je sortirai mes super chaussures de secours !

Le Jour J

Mes chaussures attendaient gentiment dans leur boîte d’être sorties et portées pour le grand événement.

Je souhaitais une belle photo de mes chaussures avant la rude journée qui les attendait. Mais pendant les préparatifs, je n’y ai plus pensé et le photographe non plus… Je ne dispose donc pas de belle photo de mes chaussures… C’est dommage mais c’est comme ça…

En tout cas, j’ai adoré mes chaussures et les ai tenues jusque tard dans la nuit.
Et à la toute fin, j’étais pieds nus, je n’ai donc pas utilisé mes ballerines prune.

Le rebond

Idéalement, je souhaitais remettre ma robe de mariée pour le rebond, histoire de prolonger le fait de la porter mais dans la mesure où le rangement suivrait le déjeuner, j’avais préparé une tenue plus simple.
Mais personne n’avait pris mon sac et il etait donc resté chez mes parents à Douai ! Pas de vêtements de rechange ! J’ai donc emprunté la robe de demoiselle d’honneur de ma sœur.
Et je l’ai donc mise avec mes ballerines prune qui m’ont été bien utiles pour ensuite vaquer dans tous les sens quand il a fallu vider la Ferme des Oiseaux.

Après le jour J.

J’avais fait du fait de pouvoir remettre mes chaussures de mariée après le mariage un critère. C’était sans compter sur le fait qu’elles soient très abîmées le lendemain.

En effet, le frottement de mon jupon, en tulle rigide, a complètement supprimé la couche de couleur blanche sur le bout de ma chaussure qui se retrouve, à cet endroit comme « à vif ».

C’est la durée de vie la plus courte d’une paire de chaussures !

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