La fleur « officielle » de notre mariage est l’œillet.
Bon, autant vous l’avouer de suite, c’est moi qui ai choisi. Val n’a pas d’attrait particulier pour les fleurs et ne juge pas la décoration florale fort utile.

Pourquoi l’œillet ?
L’œillet est une fleur qu’il y avait chez Papi Jean-Claude et Mamie Cécile (mes grands-parents paternels) à Haut-Lieu, près d’Avesnes-Sur-Helpe, dans leur jardin à l’avant de la maison pour embellir les bordures. Déjà, petite, je trouvais cette fleur jolie et délicate. J’aimais beaucoup les regarder et aller fourrer mon nez dessus.
Pendant les préparatifs, je me demande quelle est ma fleur préférée et c’est celle-là qui me vient à l’esprit. Chez Papi et Mamie, c’était plutôt des « mini-œillets ». Mais j’aime aussi beaucoup les œillets, plus gros.
Et pour un mariage, je trouve cette fleur parfaite : de saison pour le mois de septembre, existant en plusieurs couleurs dont un beau violet/prune que j’ai repéré sur internet et tellement belle avec ses multiples pétales à la fois fins et dentelés. De plus, ce qui ne gâche rien, avouons-le aussi, l’œillet ne fait pas partie des fleurs les + chères. Ma décision est prise, ce sera l’œillet.
Où sont les œillets ?
Je ne souhaite pas de mélange de plusieurs fleurs. Je tiens à mettre en valeur cette fleur unique éventuellement agrémentée d’une fleur plus discrète et aérienne. Ce sont les gypsophiles qui jouent ce rôle.
Je ne fais pas d’exception pour mon bouquet de mariée qui met largement à l’honneur la fleur référence de notre mariage : un bouquet fait uniquement d’œillets et d’un peu de feuillage autour, c’est tout. J’hésite à le faire tout prune ou en camaïeu de prune/violet/lilas/blanc ; je me décide pour la seconde option. D’une part, parce que cela fait moins sombre et plus joyeux et, d’autre part, parce que la boutonnière de Val, des papas, du témoin et des garçons d’honneur est composée d’un œillet blanc (prune aurait fait un peu trop foncé sur des costumes sombres).

Quelle magnifique transition pour dire que les œillets sont présents également sur les boutonnières des papas, Alain et Bernard, du témoin, Xavier et des garçons d’honneur, François, Bernard, Pierre, Rémy et Matthias.

Les témoins féminines, Anaïs, Coline et Béatrice, quant à elles, ont une réplique de mon bouquet en plus petit. Les demoiselles d’honneur, Anne-Claire, Perrine et Kathleen, de leurs côtés, portent un bracelet en tissu prune orné d’œillets blancs.

Je porte également un œillet dans ma coiffure agrémentée de gypsophiles.

Par ailleurs, les fleurs servent également pour la décoration.
Les œillets sont tout d’abord présents au cours de la cérémonie laïque. Vous les avez peut-être remarqués trônant dans de petites bouteilles de limonade transparentes le long de l’allée et sur la table de cérémonie.
Ils sont également éléments de décoration lors du vin d’honneur. Ils posent fièrement dans des bouteilles à bouchons mécaniques : soit dans des bouteilles de limonade transparentes, soit dans des bouteilles de bière à bouchon mécanique peintes en peinture ardoise et recouvertes de petits mots doux à la craie. Ils décorent également flottant dans les airs entre deux poutres du magnifique préau charpenté.

Enfin, lors de la soirée, les œillets et les gypsophiles sont présents en centres de table dans une bouteille de limonade, un soliflore et une petite bouteille de lait en verre mais aussi dans la petite grange près du livre d’or.

Nous espérons que cette décoration florale vous a plu.
Les anecdotes des coulisses du mariage
Trouver ma fleuriste
Mon choix de fleurs se fait donc assez vite.
Preuve en est, le 10 septembre 2015, mon Chéri m’offre des œillets violets/roses pour marquer le coup sur le fait que nous sommes à N-1 an notre mariage.

Et je fais déjà des essais sous l’œil sceptique de mon futur mari.

Dès que je suis à Douai, je vais donc rapidement, avec Maman, chez Cindy, la fleuriste, présente en bas de l’immeuble de mes parents avant de déménager pour s’installer dans la rue commerçante de la ville, pour réaliser un devis. Après discussion et explications avec photos, les idées et le budget sont fixés. Il n’y aurait qu’à peaufiner juste avant le mariage.
Or, à la toute fin août 2016, j’apprends que Cindy cesse son activité. Début septembre, je me rends dans sa boutique et lui demande ce qu’il en est et si elle peut tout de même assurer le mariage tel que nous l’avions convenu. Le souci est qu’elle arrête pour raison de santé. Elle est désolée et me conseille de faire des devis auprès d’autres fleuristes et me conseille Marylise dont elle admire le travail.
Craignant pour le coût étant donné la belle réputation de Marylise, je me mets alors à moins de 10 jours du mariage, à parcourir Douai pour faire différents devis auprès des autres fleuristes de la ville : L’atelier floral, le Chêne bleu (anciennement Le petit Moulin), Carrément fleurs… Il se révèle que le problème n’est pas le budget (même si celui-ci est à chaque fois plus élevé que chez Cindy qui pratiquait un tarif intéressant) mais le fait qu’on m’explique que ça va être compliqué d’avoir des œillets ouverts en si peu de temps, qu’ils ne savent pas s’ils auront des œillets violets car c’est plus souvent des œillets rose pâle ou blancs…
Je commence à désespérer. Non seulement, je perds du temps sur les fleurs qui étaient, normalement déjà anticipées et réglées il y a longtemps, alors qu’il y a encore beaucoup de choses à préparer pour le jour J, mais en plus, obtenir les bons œillets dans les temps, semble être mission non pas impossible mais bien difficile.
Je vais donc faire un dernier devis chez Marylise. Je lui explique mes délais, mes envies, lui montre des photos sur mon ordinateur. Marylise m’écoute et se projette. Pas une once de panique. D’un calme olympien, elle pose les questions sur certains éléments et imagine déjà le tout, s’organise pour l’événement. Elle est d’un grand professionnalisme extrêmement appréciable. Contrairement à certains autres fleuristes, qui m’ont fait des remarques m’évoquant ma bizarrerie, l’idée de l’œillet pour un mariage, même si ce n’est pas courant, lui plait et je la sens complètement emballée par cette originalité. De plus, elle a tout de suite perçu le style de bouquet que je souhaitais : un bouquet simple, composé que d’œillets, et qui ne soit pas un bouquet rond mais légèrement évasé. En outre, ma demande de mini-bouquets et de bracelets de fleurs ne l’a pas du tout déstabilisée. Elle m’indique qu’elle va dès le soir-même chez son fournisseur pour que nous puissions valider le lendemain les couleurs ensemble. Nous échangeons nos coordonnées pour que je puisse lui envoyer les photos montrées sur mon ordinateur et fixer le rendez-vous pour le devis. Le lendemain, les œillets blancs, roses, violets m’attendent. Néanmoins, il manque les fameux œillets prune. En effet, les plus foncés tirent plus vers le rose fushia que vers le prune ayant plus de rose que de bleu. Nous partons sur le fait que si elle trouve violet plus foncé, elle prendra plus foncé. Elle me fait un devis immédiat en toute transparence. Dans la mesure où il n’est pas plus cher que celui des autres fleuristes et que j’apprécie beaucoup son sérieux et son enthousiasme, nous optons pour Marylise.
Et voilà, Marylise est notre fleuriste et je suis sa mariée.
Avoir la bonne couleur de fleurs
Nous avions convenu, avec Marylise, que je venais chercher les fleurs servant à la décoration le Vendredi 9 septembre au matin, jour de la préparation de la salle, et que Valentin viendrait chercher les bouquets et les boutonnières le jour J au matin.
Vendredi 9 septembre, après avoir eu du mal, avec Pierre et Coline, à nous garer car la rue était en travaux, je rentre dans la boutique de Marylise. Après avoir attendu la commande d’une couronne pour une personne décédée brutalement (le grand écart entre la douleur de perdre un proche et le bonheur de préparer son mariage avec l’homme qu’on aime), Maryline m’amène un énorme bouquet de gypsophiles puis m’emmène dans le fond de la boutique pour les œillets. Et là, horreur, je vois une grosse botte d’œillets rouge bordeaux debout dans un grand seau. Je sens mes jambes flageoler et mon pouls s’accélérer. La déception, le désespoir m’envahissent. A ce qu’il parait, je suis devenue blanche. Marylise, voyant ma réaction, indique que le fournisseur a réussi à trouver des œillets plus foncés. Plus foncés, certes, oui, mais des œillets rouges. Or, le rouge est une couleur que je n’aime pas. En plus, il ne s’agit pas d’un rouge flamboyant synonyme de passion, mais d’un rouge bordeaux sombre très triste. Deux raisons pour que ces œillets ne soient pas à notre mariage. Décidément, non, je n’en veux pas. Je commence donc à envisager uniquement des gypsophiles pour la décoration du préau et de la salle, résignée. Tant pis pour mes chers œillets. Néanmoins, je m’inquiète pour les œillets des bouquets, des boutonnières et des bracelets. Je n’ai vraiment pas envie d’un bouquet de mariée rouge bordeaux. Il peut éventuellement avoir assez d’œillets blancs, violet/lilas pour ces éléments. La collègue de Marilyse, Sandra, devant mon désarroi, retrouve dans l’arrière-boutique quelques œillets rose foncé (remplacés par les œillets rouge bordeaux). Les fleuristes expliquent que les œillets prune sont sûrement rares voire colorés artificiellement. Elles s’excusent et pestent contre leur fournisseur qui ne fait pas la différence entre du violet foncé et du rouge foncé. Car plus on regarde ces maudits œillets et plus, personne ne comprend qu’il est possible de fournir des œillets rouges quand on demande du violet. Dans la mesure où, elles n’ont pas été assez prudentes sur le choix du coloris et pour me redonner le sourire, les fleuristes me proposent alors de tout faire pour obtenir des œillets rose foncé ce midi. Il faudrait venir les chercher après 13h. Le souci, c’est que nous sommes déjà en retard pour aller préparer la salle, nous devrions déjà être à Frévent. Il faudrait que quelqu’un fasse un aller-retour pour venir chercher les œillets. Mais clairement, faire 2 heures de trajets pour les fleurs n’est pas envisageable avec le travail qu’il y a à faire à La Ferme des Oiseaux pour préparer le préau et les granges. Sandra, devant rentrer chez elle ce soir à 19h à Arras, propose de nous amener les fleurs jusqu’à Arras voire jusqu’à Frévent. Résultat, vers 19h30, Sandra nous livre directement les œillets à la Ferme des Oiseaux. Un soulagement de la voir arriver avec ces superbes œillets !
Couleurs d’œillets repérées sur internet
Je n’ai donc pas mes œillets prune, que je voulais initialement, mais des œillets violets/rose mais en sachant qu’ils ont failli être rouge bordeaux ou plutôt inexistants, je suis très contente.
De plus, grâce à l’aide que nous avons pour la préparation de la salle (merci encore aux personnes concernées qui se reconnaîtront), les œillets et gypsophiles se sont retrouvés, comme par magie à leurs places.
Juchés dans leurs bouteilles, je les trouve magnifiques. Le principe des soliflores, c’est assez simple, mais j’adore. Et quand ils ont été installés, notamment, dans l’allée de la cérémonie, nous avons été envahis d’une délicate odeur fleurie. Un super souvenir des préparatifs.
